Les prix des maisons au Canada ont continué de progresser en mai 2025, mais la croissance ralentit alors que l’incertitude économique et une longue période de faiblesse dans le marché des copropriétés pèsent sur certaines des plus grandes villes du pays. Les tensions commerciales émergentes commencent également à influencer le sentiment des acheteurs dans certains marchés.
L’indice des prix des maisons RPS de mai a enregistré une hausse de 1,1 % d’une année à l’autre, marquant le troisième mois consécutif de ralentissement de la croissance et la progression annuelle la plus modeste depuis août 2023. La tendance nationale pointe vers une trajectoire de refroidissement, particulièrement dans les centres urbains à prix élevés où les prix fléchissent.
Ce changement reflète des défis d’abordabilité plus larges, un ralentissement soutenu dans le secteur des copropriétés et les premiers effets des tarifs américains sur les exportations canadiennes clés. Bien que les prix des maisons demeurent élevés comparativement à l’année précédente dans la plupart des régions, le rythme de croissance se modère.
Les prix continuent de baisser à Toronto, Vancouver et Hamilton
Mai a marqué un autre tournant dans les marchés immobiliers les plus chers du pays. La valeur des propriétés à Toronto a reculé de 2,5 % d’une année à l’autre, tandis que Vancouver a enregistré la plus forte baisse à 3,8 %. Hamilton a également connu une baisse de 2,7 %, reflétant son exposition à l’évolution des conditions économiques.
Le marché léthargique des copropriétés continue d’affecter la croissance des prix des maisons au Canada, mais ce n’est pas le seul facteur défavorable. Les tarifs ont également mis à l’épreuve la confiance des consommateurs, certaines économies locales ressentant davantage l’impact que d’autres.
Hamilton, le principal producteur d’acier au Canada, est particulièrement sensible aux développements en matière de politique commerciale. La Chambre de commerce du Canada souligne que la ville représente environ 60 % de la production d’acier du pays. Avec les nouveaux tarifs américains ciblant l’acier canadien, l’économie de Hamilton et son marché immobilier font face à une incertitude accrue. Toronto, en revanche, est moins tributaire des exportations et a été davantage protégée des effets des tensions commerciales internationales.
Le recul de Vancouver continue d’être alimenté en partie par un inventaire élevé de copropriétés. Les niveaux ont presque doublé depuis 2022, avec une vague d’unités nouvellement achevées provenant des cycles de prévente passés qui exerce une pression soutenue. Cela a contribué à un ralentissement de la croissance des prix et à un environnement de revente plus compétitif dans la région.
Le Québec et l’Alberta restent solides
Malgré le ralentissement généralisé, plusieurs grands marchés ont continué d’afficher de solides gains annuels.
Québec a de nouveau mené le pays, avec une hausse de 13,6 % de la valeur des propriétés d’une année à l’autre, portée par une offre limitée et une demande soutenue. Montréal a suivi avec une augmentation de 7,5 %, maintenant son élan en tant qu’un des marchés les plus performants.
Edmonton a vu ses valeurs augmenter de 9,7 %, devançant Calgary (+4,5 %) pour le quatrième mois consécutif. Cette tendance reflète des déplacements de la demande axés sur l’abordabilité au sein de l’Alberta, ainsi qu’une résilience économique relative dans la province.
Les tendances nationales pointent vers un ralentissement généralisé
Partout au pays, la croissance annuelle des prix dans les 13 régions métropolitaines a ralenti en mai comparativement à avril. Bien que les prix des maisons dans de nombreux marchés demeurent plus élevés qu’il y a un an, cet assouplissement général signale un changement plus large dans le paysage immobilier canadien.
Méthodologie
Pourquoi les indices des prix des maisons diffèrent-ils? Chaque fournisseur peut utiliser des sources de données, une couverture géographique, des définitions de types de propriétés et une méthodologie différentes. Bien que les valeurs composites puissent varier d’un fournisseur à l’autre, les tendances générales sont généralement cohérentes. En savoir plus sur la méthodologie de l’indice des prix des maisons RPS.
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Josh est rédacteur attitré chez RPS. Il couvre le marché immobilier national depuis 10 ans, notamment pour certains des plus grands journaux et magazines du Canada.