L‘Indice des prix des maisons RPS de janvier 2026 a reculé de 2 % d’une année sur l’autre à l’échelle nationale, marquant un début d’année plus lent pour 2026. Bien que la lecture de janvier représente le plus important déclin annuel en deux ans et demi, la plupart des centres urbains en dehors des régions de Toronto et de Vancouver affichent des signes de stabilité ou, dans certains cas, gagnent même en dynamisme.
Parallèlement à l’indice national, 13 grandes régions métropolitaines ont été analysées. Quatre marchés ont enregistré des baisses annuelles. Les autres se trouvaient en territoire de croissance, ce qui confirme la persistance d’une divergence régionale dans les tendances immobilières. En général, les baisses de prix les plus importantes se produisent dans les marchés les plus coûteux du Canada, tandis que les prix continuent d’augmenter dans des régions métropolitaines plus abordables.
Victoria affiche un recul annuel plus marqué après une fin d’année 2025 calme
Victoria (-5 %) est demeurée l’une des quatre grandes régions métropolitaines à enregistrer un recul d’une année sur l’autre en janvier, aux côtés de Toronto (-6 %), de Hamilton (-5 %) et de Vancouver (-4 %). Le déclin annuel de Victoria s’est intensifié par rapport au mois précédent, après ce qui avait été une fin d’année 2025 relativement calme pour ce marché de l’Ouest canadien. Cependant, l’accalmie n’est probablement pas un signal précurseur d’une correction des prix. Au contraire, l’activité à court terme devrait s’améliorer pour Victoria à mesure que l’année avance, ce qui pourrait soutenir de modestes hausses de prix. Ces gains devraient toutefois s’atténuer en 2027 et en 2028, alors que le ralentissement des flux de population et les défis du marché du travail commenceront à réduire la demande.
Les marchés secondaires des Prairies progressent rapidement
Une tendance qui s’est enracinée l’année dernière est l’émergence de Regina et de Winnipeg comme marchés de premier plan pour l’appréciation des prix, et celle-ci s’est poursuivie en début d’année. La hausse des prix dans les marchés historiquement plus calmes de Regina (+11 %) et de Winnipeg (+8 %) peut être principalement attribuée à deux facteurs : des déséquilibres d’offre importants et des prix immobiliers qui, bien qu’effectivement élevés, restent accessibles pour de nombreux acheteurs locaux. Ailleurs dans les Prairies, Calgary (+2 %) et Edmonton (+4 %) retrouvent des niveaux plus en ligne avec les normes historiques après une longue période de croissance des prix d’une année sur l’autre amorcée en 2023. Regina et Winnipeg ne sont pas aux prises avec les contraintes d’offre aiguës auxquelles font face les centres urbains plus petits et plus surchauffés de la région.
Québec en tête en début d’année
Québec (+14 %) a également commencé l’année comme elle l’avait terminée en 2025 : en tête. En janvier, la ville affichait la plus forte hausse annuelle des prix parmi les 13 grandes régions métropolitaines analysées par RPS. Comme cela a été le cas tout au long de l’année dernière, la croissance des prix à deux chiffres est soutenue par des fondamentaux résilients, notamment une pénurie d’offre, la croissance démographique et de bonnes perspectives d’emploi. Ajoutez à cela l’accessibilité financière relative de Québec, et tous les éléments sont réunis pour une appréciation continue des prix dans ce marché. Bien que le marché du travail à Montréal (+9 %) ne repose pas sur une base aussi solide, de faibles niveaux de stocks et une croissance démographique importante ont entraîné une forte hausse des valeurs immobilières.
L’horizon des condos reste nuageux
Le prix national d’un condo (-5 %) est principalement la résultante des corrections de prix en cours à Toronto et, dans une moindre mesure, à Vancouver. Cependant, les prix des appartements dans d’autres marchés, comme Calgary et Edmonton, sont également en baisse. Dans l’ensemble, le recul national des valeurs des condos dépasse légèrement celui des maisons en rangée (-4 %) et des propriétés jumelées (-3 %).
Les maisons individuelles étaient presque inchangées par rapport à il y a un an (-1 %). Une moindre exposition au segment des investisseurs a contribué à protéger les valeurs des maisons unifamiliales de baisses plus importantes. La propension à long terme des Canadiens à privilégier les habitations au sol plutôt que les appartements a également créé un niveau de base de la demande.
À propos de l'Indice des prix des maisons RPS (IPM)
L’Indice des prix des maisons RPS est la source la plus complète de données sur les prix des maisons au Canada et comprend les valeurs médianes en dollars des prix des maisons ainsi que de nombreuses données supplémentaires par type de propriété, du niveau national au niveau local. Pour plus d’informations, la méthodologie complète est disponible.
Tendances de prix à long terme
L’Indice des prix des maisons RPS est basé sur les valeurs réelles mensuelles les plus récentes des maisons dans 1 000 villes et municipalités partout au pays. L’indice montre comment les valeurs des propriétés ont évolué dans le temps, par rapport à une période de référence (janv. 2005 = 100). Une valeur IPM de 300 signifie que les valeurs des propriétés ont triplé (sur une base lissée et ajustée) depuis 2005. L’IPM n’indique pas le prix réel d’une propriété. Il démontre comment les prix ont évolué par rapport à la période de référence.
Dynamique du marché
Un indice en hausse indique une tendance à la hausse des prix. Un indice en baisse suggère un fléchissement ou une correction des prix. Puisque l’IPM lisse le bruit et filtre les valeurs aberrantes, il offre une image plus stable et fiable des tendances de prix que les médianes mensuelles.
L’IPM est basé sur une moyenne mobile de six mois au maximum, de sorte qu’il ne reflète pas la volatilité à court terme, comme les hausses ponctuelles de prix liées aux ventes de luxe. Tous les chiffres sont arrondis au nombre entier le plus proche.
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Cet article présente un résumé des principales tendances de l’Indice des prix des maisons RPS de janvier 2026. Si vous souhaitez accéder aux données sous-jacentes, inscrivez-vous à la diffusion publique de l’IPM RPS et recevez gratuitement l’ensemble de données chaque mois, directement dans votre boîte de réception.
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Pour des informations plus granulaires, incluant des données au niveau des villes et des régions de tri d’acheminement (RTA) pour cinq types de propriétés principaux, la version Entreprise de l’Indice des prix des maisons RPS offre la profondeur nécessaire pour identifier où des gains supérieurs à la moyenne émergent et où des conditions plus fraîches s’installent.
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Josh est rédacteur attitré chez RPS. Il couvre le marché immobilier national depuis 10 ans, notamment pour certains des plus grands journaux et magazines du Canada.